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mise à jour le 12 mai 2011
Synthèse
Les salaires versés inférieurs à 1,6 fois le SMIC
ouvrent droit à un allègement des cotisations patronales
dues au titre des assurances sociales (maladie, maternité, invalidité,
vieillesse, décès) et des allocations familiales.
Accessible à toutes les entreprises, ce dispositif (dit réduction
« Fillon ») peut, le cas échéant, être
cumulé avec la réduction des cotisations patronales applicables
au titre des heures supplémentaires.
Les modalités de calcul de cette réduction ont été
modifiées à compter du 1er janvier 2011 ; elles font lobjet
de la Lettre-circulaire Acoss du 15 avril 2011 citée en référence.
A savoir
Dautres exonérations et allègements peuvent être
mis en uvre lors de lembauche de salariés, notamment
dans le cadre des contrats « aidés » ou pour les
embauches dans certaines zones du territoire (Faire un lien vers la
fiche « panorama des aides à lembauche »).
Seules sont présentées ici les principales modalités
de calcul de cet allègement de cotisations patronales : on trouvera,
sur le site de lUrssaf une présentation détaillée
de cette réglementation.
Par ailleurs, dans des conditions qui seront précisées
par décret, les employeurs qui se trouvent dans le champ déligibilité
du dispositif général dallègement des cotisations
patronales de sécurité sociale, percevront, sur leur demande,
une aide à lembauche en contrat à durée indéterminée
ou à durée déterminée dau moins 6
mois, de demandeurs demploi âgés de 55 ans ou plus,
inscrits sur la liste des demandeurs demploi tenue par Pôle
emploi ; une fiche sera consacrée à cette aide spécifique,
dès parution du décret précité.
Quels employeurs ?
Sont concernés par lallègement de charges patronales
sur les bas et moyens salaires :
Les entreprises assujetties à lUNEDIC et soumises au régime
général de la sécurité sociale (sauf les
particuliers employeurs),
Les employeurs relevant de régimes spéciaux de la sécurité
sociale (marins, mines, clercs et employés de notaire),
Les employeurs de salariés agricoles,
Certains employeurs de salariés dont lemploi ouvre droit
aux allocations de chômage (entreprises nationales,
).
Quel allègement ?
Le montant maximum de lallègement dépend de leffectif
de lentreprise. Le montant est calculé chaque année
civile, pour chaque salarié ; il est égal au produit de
la totalité de la rémunération annuelle telle que
visée à larticle L. 242-1 du code de la Sécurité
sociale par un coefficient. Ce montant est majoré de 10 % pour
les entreprises de travail temporaire au titre des salariés temporaires
pour lesquels elle est tenue à lobligation dindemnisation
compensatrice de congés payés.
Entreprise de plus de 19 salariés
Lemployeur bénéficie dun allègement
des cotisations patronales égal, au maximum, à 26 % du
salaire brut. Lallègement devient nul à partir de
1,6 Smic calculé pour un an.
Pour ces entreprises, le coefficient mentionné ci-dessus est
déterminé par application de la formule suivante :
Coefficient = (0,26/0,6) × (1,6 × SMIC calculé pour
un an / rémunération annuelle brute (*) - 1).
(*) hors heures supplémentaires et heures complémentaires
dans la limite, en ce qui concerne la majoration correspondante, de
25 % ou 50 % et hors rémunération des temps de pause,
dhabillage et de déshabillage versée en application
dune convention ou dun accord collectif étendu en
vigueur au 11 octobre 2007. En outre, lorsque le salarié est
soumis à un régime dheures déquivalences
payées à un taux majoré en application dune
convention ou dun accord collectif étendu en vigueur au
1er janvier 2010, la majoration salariale correspondante est également
déduite de la rémunération annuelle du salarié
dans la limite dun taux de 25 %.
Réduction applicable = rémunération brute annuelle
x Coefficient ainsi déterminé
La loi du 3 décembre 2008 citée en référence
conditionne le bénéfice de certains allégements
de cotisations sociales au respect de la négociation annuelle
obligatoire sur les salaires, lorsque lentreprise y est assujettie
en raison de la présence dau moins une section syndicale
dorganisation représentative. Le non-respect de cette obligation
de négocier pour une année civile donnera ainsi lieu à
une réduction de 10 % du montant des allègements de cotisations
patronales appliqués au titre des rémunérations
versées cette même année. Ce montant sera diminué
de 100 % (lavantage sera donc totalement supprimé) lorsque
lemployeur naura pas rempli cette obligation pour la troisième
année consécutive.
Cette disposition, applicable depuis 1er janvier 2009, concerne notamment
lallègement de cotisations patronales sur les bas et moyens
salaires (« Réduction Fillon »). Elle concerne également
les exonérations applicables dans les zones de revitalisation
rurale (ZRR), de revitalisation urbaine (ZRU), dans les zones franches
urbaines (ZFU), dans les bassins demploi à redynamiser
(BER) et aux entreprises implantées dans les DOM
Pour plus de précisions sur ce dispositif, on peut se reporter
aux précisions figurant dans la Circulaire DSS/5B/DGT n°
2009-145 du 29 mai 2009.
Employeurs de 1 à 19 salariés
Pour les gains et rémunérations versés par les
employeurs occupant de 1 à 19 salariés au plus, le coefficient
maximal est de 0,281.
Cette valeur maximale de 0, 281 est également applicable aux
groupements demployeurs pour les salariés mis à
la disposition, pour plus de la moitié du temps de travail effectué
sur l année, des membres de ces groupements qui ont un
effectif de 19 salariés au plus au sens de larticle L.
1111-2 du code du travail. Ce temps de travail effectué sur lannée
sapprécie en fonction du rapport entre la durée
du travail auprès des membres de ces groupements inscrite à
leur contrat ou à leur convention de mise à disposition
et la durée totale du travail effectuée sur lannée.
Pour ces entreprises de 1 à 19 salariés, lallègement
se calcule à partir de la formule suivante :
Coefficient = (0,281/0,6) × (1,6 × SMIC calculé pour
un an/ rémunération annuelle brute(*) - 1)
(*)hors heures supplémentaires et heures complémentaires
dans la limite, en ce qui concerne la majoration correspondante, de
25 % ou 50 % et hors rémunération des temps de pause,
dhabillage et de déshabillage versée en application
dune convention ou dun accord collectif étendu en
vigueur au 11 octobre 2007. En outre, lorsque le salarié est
soumis à un régime dheures déquivalences
payées à un taux majoré en application dune
convention ou dun accord collectif étendu en vigueur au
1er janvier 2010, la majoration salariale correspondante est également
déduite de la rémunération annuelle du salarié
dans la limite dun taux de 25 %.
A titre exceptionnel, le coefficient maximal de 0,281 continuera de
sappliquer pendant 3 ans aux gains et rémunérations
versés par les employeurs qui, en raison de laccroissement
de leur effectif, dépassent au titre de lannée 2008,
2009, 2010 ou 2011, pour la première fois, leffectif de
19 salariés.
Réduction applicable = rémunération brute annuelle
x Coefficient ainsi déterminé
Le résultat obtenu par lapplication de ces formules est
arrondi à quatre décimales, au dix millième le
plus proche. Pour les entreprises de 1 à 19 salariés,
il est pris en compte pour une valeur égale à 0,2810 sil
est supérieur à 0,2810. Pour les entreprises de plus de
19 salariés, il est pris en compte pour une valeur égale
à 0,2600 sil est supérieur à 0,2600.
Détermination du SMIC à prendre en compte
Sous réserve des cas particuliers mentionnés ci-dessous,
le montant annuel du SMIC à prendre en compte est égal
à :
1 820 fois le SMIC (soit 16 380 € depuis le 1er janvier 2011)
;
ou à la somme de 12 fractions identiques correspondant à
sa valeur multipliée par les 52/12 de la durée légale
hebdomadaire (soit en 2011 : 1 365 euros par mois x 12).
Pour les salariés travaillant à temps partiel ou dont
la rémunération contractuelle nest pas fixée
sur la base de la durée légale ainsi que pour les salariés
nentrant pas dans le champ de la mensualisation, le montant du
SMIC ainsi déterminé est corrigé à proportion
de la durée de travail ou de la durée équivalente
à la durée légale, hors heures supplémentaires
et complémentaires au sens de larticle 81 quater du code
général des impôts, inscrite à leur contrat
de travail au titre de la période où ils sont présents
dans lentreprise et rapportée à celle correspondant
à la durée légale du travail.
En cas de suspension du contrat de travail avec paiement intégral
de la rémunération brute du salarié, la fraction
du montant du SMIC correspondant au mois où le contrat est suspendu
est prise en compte pour sa valeur déterminée dans les
conditions ci-dessus.
Pour les salariés entrant dans le champ de la mensualisation
qui ne sont pas présents toute lannée ou dont le
contrat de travail est suspendu sans paiement de la rémunération
ou avec paiement partiel de celle-ci, la fraction du montant du SMIC
correspondant au mois où a lieu labsence est corrigée
selon le rapport entre la rémunération versée et
celle qui aurait été versée si le salarié
avait été présent tout le mois, hors éléments
de rémunération qui ne sont pas affectés par labsence.
Le SMIC est corrigé selon les mêmes modalités pour
les salariés nentrant pas dans le champ de la mensualisation
dont le contrat de travail est suspendu avec paiement partiel de la
rémunération.
Pour les salariés en contrat de travail temporaire mis à
disposition au cours dune année auprès de plusieurs
entreprises utilisatrices, le coefficient servant au calcul de la réduction
est déterminé pour chaque mission.
Pour les salariés en contrat à durée déterminée
auprès dun même employeur, ce coefficient est déterminé
pour chaque contrat.
Calcul des effectifs
Leffectif de lentreprise est apprécié au 31
décembre, tous établissements confondus, en fonction de
la moyenne, au cours de lannée civile, des effectifs déterminés
chaque mois conformément aux dispositions des articles L. 1111-2,
L. 1111-3 et L. 1251-54 du Code du travail.
Pour une entreprise créée en cours dannée,
leffectif est apprécié à la date de sa création.
Au titre de lannée suivante, leffectif de cette entreprise
est apprécié dans les conditions définies ci-dessus,
en fonction de la moyenne des effectifs de chacun des mois dexistence
de la première année.
Pour la détermination de la « moyenne » mentionnée
ci-dessus, les mois au cours desquels aucun salarié nest
employé ne sont pas pris en compte.
Application par anticipation et régularisation
La réduction « Fillon » peut être appliquée
par anticipation aux cotisations dues au titre des rémunérations
versées au cours dun mois civil. Le montant de la réduction
est alors égal au produit de la rémunération mensuelle
par le coefficient applicable en fonction de leffectif de lentreprise
calculé selon les modalités de droit commun, à
lexception du montant du SMIC et de la rémunération
qui sont pris en compte pour un mois.
Dans une telle situation :
les cotisations dues au titre du dernier mois ou du dernier trimestre
de lannée tiennent compte, le cas échéant,
de la régularisation du différentiel entre la somme des
montants de la réduction appliquée par anticipation pour
les mois précédents de lannée et le montant
de cette réduction calculée pour lannée.
En cas de cessation du contrat de travail en cours dannée,
la régularisation sopère sur les cotisations dues
au titre du dernier mois ou trimestre demploi ;
une régularisation progressive des cotisations peut être
opérée en cours dannée, dun versement
à lautre, en faisant masse, à chaque échéance,
des éléments nécessaires au calcul de la réduction
sur la période écoulée depuis le premier jour de
lannée ou à dater de lembauche si elle est
postérieure.
Règles de cumul
Au titre dun même salarié, lallègement
de cotisations sur les bas et moyens salaires peut être cumulé
avec la déduction forfaitaire des cotisations patronales au titre
des heures supplémentaires effectuées à compter
du 1er octobre 2007
Quelle procédure ?
Le bénéfice de lallègement nest soumis
à aucune procédure particulière : lemployeur
doit simplement tenir à disposition de lURSSAF ou de la
MSA un document justificatif du montant des réductions quil
a appliquées. Ce document, qui peut être établi
sur un support dématérialisé, est rempli par établissement
et par mois civil. Il indique le nombre de salariés ouvrant droit
aux réductions et déductions prévues aux articles
L. 241-17 (réduction de cotisations salariales au titre des heures
supplémentaires ou complémentaires) et L. 241-18 (déduction
forfaitaire des cotisations patronales au titre des heures supplémentaires)
du code de la sécurité sociale, le montant total des exonérations
appliquées au titre de chacune de ces dispositions ainsi que,
pour chacun de ces salariés, son identité, la rémunération
brute mensuelle versée, le montant de chaque réduction
ou déduction appliquée et le nombre dheures supplémentaires
ou complémentaires effectuées au sens de larticle
81 quater du code général des impôts et la rémunération
y afférente. Sur ce point, on peut se reporter aux précisions
figurant sur le site de lUrssaf
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